Des hausses de salaire moins nombreuses mais plus généreuses

Paris, 26 mars 2024 - Alors que le premier trimestre est habituellement la période où se négocient les hausses de salaire, le cabinet de recrutement et intérim Walters People a interrogé 450 professionnels afin de savoir si leur rémunération avait évolué. Si l’an dernier à la même période, 65% avaient déjà été augmentés, ils ne sont que 53% à l’avoir été cette fois-ci (-12 points) !

Une majorité qui se satisfait de sa hausse

Interrogés fin 2023, moins d’un tiers (31%) des professionnels s’attendaient à obtenir une hausse de salaire en 2024. Si cette proportion est très similaire à celle de l’an dernier (+1 point), celle des augmentations véritablement obtenues est en chute libre (-12 points).

Alors que les professionnels augmentés ont été à peine majoritaires, ils semblent pourtant profiter de pourcentages de hausse plus élevés. Ainsi, ils sont 35% à avoir reçu des augmentations supérieures à 5% (+6 points). 51% des professionnels les jugent à la hauteur voire au-delà de leurs attentes, en hausse de 4 points sur un an.

Une insatisfaction qui pousse au départ

Si la part de professionnels n’ayant reçu aucune augmentation de salaire tend à se réduire, ils sont plus nombreux parmi eux (83% | +3 points) à considérer cela comme un encouragement à quitter leur entreprise. Parmi ces 83%, un quart d’entre eux ont commencé à envisager un départ en raison de l’absence d’augmentation.

Ce poids du salaire dans la fidélité des équipes se manifeste dans le top 3 des critères de satisfaction professionnelle puisque celui-ci arrive en tête, cité par 67% des professionnels. Logiquement, une hausse de rémunération jugée satisfaisante est un bon outil de rétention : les trois-quarts (73%) de ceux ayant été augmentés ont abandonné ou n’ont pas de souhait de départ.

Le télétravail, élément de crispation

Après le salaire, le temps de trajet et le management, la flexibilité est l’un des principaux critères de satisfaction professionnelle. Pour autant, 1 professionnel sur 4 (26%) déclare que son entreprise tend à réduire le droit au télétravail… en plus des 12% n’y ayant déjà pas le droit. Si 62% des entreprises n’ont pas fait part de leur souhait de modifier leur politique de télétravail, 12% comptent réduire le nombre de jours autorisés et 9% en compliquer la validation.

Des chiffres à mettre en perspective de l’impact du télétravail sur la fidélité : pour 44% des professionnels interrogés, une réduction de ce droit les pousserait à envisager de changer d’entreprise.

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